Pendant de longues années, la communication entre le tracteur et la remorque s'est limitée à quelques lignes : air de frein, éclairage et données de frein de base. À l'ère de la remorque intelligente, le volume d'informations traversant ce pont augmente rapidement ; car la remorque est désormais, à elle seule, une source de données grâce à ses capteurs, ses caméras et ses unités de contrôle.
Que fait transiter le pont ?
- Données de frein et de stabilité : état de l'EBS, interventions anti-renversement, usure des garnitures
- Informations de charge : charges par essieu, estimation du centre de gravité, alertes de glissement de charge
- Données pneus : valeurs de pression et de température, détection de fuite lente
- État de la carrosserie : positions de porte, de rampe et de vanne, paramètres du groupe frigorifique
- Flux vidéo : transfert des caméras arrière et latérales vers l'écran de cabine
Le besoin de demain : bande passante et confiance
Le flux vidéo et les données de capteurs sollicitent la capacité des lignes de données classiques ; le secteur s'oriente pour cette raison vers des architectures réseau à plus haute bande passante entre le tracteur et la remorque. Dans le scénario autonome, ce pont n'est pas un confort, mais un composant de sécurité : en cas de coupure de données, le comportement du système doit être prédéfini, la connexion doit être établie avec une authentification à chaque attelage. L'appariement sans faille de tracteurs et de remorques de marques différentes n'est possible que par la standardisation. Demander l'actualité de l'interface de données au moment du choix d'une remorque est désormais aussi naturel qu'une question de frein ou d'essieu.