Lorsqu'une citerne de marchandises dangereuses est immatriculée et prend la route, l'histoire ne s'arrête pas là ; la réglementation ADR exige que la conformité de la citerne soit reprouvée à intervalles réguliers. Un véhicule qui manque son échéance d'inspection ne peut légalement transporter de charge, même s'il est techniquement en bon état.
Trois types d'inspection
- Inspection périodique : le contrôle le plus complet ; il comprend l'examen intérieur et extérieur de la citerne, l'essai de pression et le contrôle fonctionnel de l'équipement. L'intégrité structurelle de la citerne est vérifiée de bout en bout
- Inspection intermédiaire : un contrôle allégé effectué entre deux inspections périodiques ; l'essai d'étanchéité et la vérification du bon fonctionnement de l'équipement de service sont prépondérants
- Inspection exceptionnelle : non liée au calendrier ; elle devient obligatoire après un accident, un incendie, une réparation ou tout événement susceptible d'affecter la sécurité de la citerne
Les points clés de la préparation à l'inspection
Les flottes expérimentées vivent l'inspection non comme un examen, mais comme le résultat naturel du cycle de maintenance. Le premier impératif est le nettoyage réglementaire et le dégazage de la surface intérieure de la citerne avant l'inspection ; l'organisme d'inspection n'entre pas dans une citerne contenant des résidus. Les défauts connus au niveau des vannes, du joint de trappe et de l'équipement de sécurité doivent être corrigés avant le rendez-vous ; chaque défaut découvert le jour de l'inspection représente un temps supplémentaire immobilisant le véhicule. La plaque de la citerne, les rapports d'essais précédents et les certificats d'agrément doivent être présentés au complet.
Du côté du fabricant, la responsabilité perdure également : une citerne bien conçue est dessinée en pensant aux points d'accès à l'inspection. Une citerne facile à inspecter est une citerne qui attend moins tout au long de sa vie.